Les physiciens de Terminale S et les séismes

dimanche 9 décembre 2012
par  James Chaboissier
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En Ethiopie, comme dans de nombreux pays, il existe divers risques majeurs. Parmi ces risques, on en distingue deux types, les « risques internes » et les « risques externes ».

Les risques internes correspondent aux activités associées à la tectonique des plaques et à ses mouvements. Parmi ces risques, on compte les séismes et les volcans.
Les risques externes correspondent quant à eux aux risques climatiques et en particulier aux fortes précipitations qui peuvent entraîner des inondations et des glissements de terrain.

A Addis-Abeba, existent les risques d’inondations et de glissement de terrain suivant les zones mais le risque majeur est le risque sismique.

Addis-Abeba est situé à seulement 80km à l’Ouest d’une des failles principales bordière du Rift Est-Africain et a été touché par deux séismes historiques en 1906 et en 1961. Ces séismes n’ont pas marqué les esprits parce qu’il y avait peu d’habitants à Addis (environ 250 000 en 1961) et peu d’infrastructures, mais surtout parce que la majorité de nos parents n’étaient pas nés.
Le risque sismique étant défini classiquement comme le produit de l’aléa (probabilité qu’un séisme survienne) et de la vulnérabilité (enjeux humains, économiques et patrimoniaux), il est clair que le risque sismique d’Addis a augmenté au fur et à mesure de son développement jusqu’à ce qu’il devienne aujourd’hui un risque majeur.

Un séisme de même magnitude (6.2) ferait aujourd’hui très certainement de lourds dégâts et de nombreuses pertes humaines, car on compte environ 4,3 millions d’habitants à Addis-Abeba et les infrastructures ne respectent que très rarement les normes parasismiques.

On a donc tendance à oublier, à tord, que le risque majeur en Ethiopie est le risque sismique car il se répète à intervalle de temps non régulier sur de longue durée, contrairement à la saison des pluies qui se répète chaque année et avec laquelle on a appris à vivre et à « prévenir » les risques d’inondation.

Ne pas se préoccuper du risque sismique en Ethiopie est donc une grave erreur.

Ce n’est pas le séisme en lui même qui peut tuer, mais ce sont les bâtiments ou infrastructures qui ne résisteraient pas et engendraient de lourds dégâts matériels et humains.
Il est donc nécessaire de s’intéresser à la prévention, aux précautions à prendre, notamment renforcer la sécurité des infrastructures et faire en sorte que la population d’Addis-Abeba se prépare au mieux en cas de séismes.

Les élèves de Terminale spécialité de Sciences Physiques, pour le Lycée Guebre-Mariam.

Risk around the world


Photo : Xavier Goergler et le proviseur avec des élèves de différentes classes portant le message "Risk around the world"


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